Vigie Nuisance Bois de Champory. l'association contre l'industrialisation forcée des Bois de Champory pour alimenter en gaz de Methane la bulle tropicale du Center Parc et du Groupe Pierre et Vacance. Celà avec la complicité active du Conseil Générale de la Vienne , de la Comunautée de Comunes du Pays Loudunais, du Consil régional Poitou-Charentes, de la Commune de Trois Moutiers.
www.Vigie.Nuisances.free.fr Vigie Nuisance Bois de Champory. l'association contre l'industrialisation forcée des Bois de Champory pour alimenter en gaz de Methane la bulle tropicale du Center Parc et du Groupe Pierre et Vacance. Celà avec la complicité active du Conseil Générale de la Vienne , de la Comunautée de Comunes du Pays Loudunais, du Consil régional Poitou-Charentes, de la Commune de Trois Moutiers.
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REVUE DE PRESSE


Thouars : Tiper, le projet de méthanisation qui ne gaze pas... Et celui de Center Parcs ?
(Copie du texte de l'article paru dans ''Le Kiosque'' (Saumur) le mardi 17 Février 2015)

La méthanisation est le processus naturel biologique de dégradation de la matière organique en absence d'oxygène. Il s'agit d'un procédé qui permet de produire de l'énergie en recyclant notamment des lisiers agricoles. À Louzy, près de Thouars, l'expérience a été tentée mais l’usine fait désormais l’objet d’une mise en demeure préfectorale. Pas très loin de là, le Center Parcs de la Vienne, qui ouvre en juin, a fait de la méthanisation l'un de ses grands projets environnementaux. Cela va-t-il prendre ?


L'usine de méthanisation à Louzy, dans les Deux-Sèvres.

La méthanisation est un processus naturel de dégradation biologique de la matière organique dans un milieu sans oxygène due à l’action de multiples micro-organismes (ou plus simplement bactéries). Elle peut avoir lieu naturellement dans certains milieux tels que les marais ou peut être mise en œuvre volontairement dans des unités dédiées grâce à un équipement industriel.

Un biogaz composé de CH4 et CO2.

Elle produit un gaz, appelé biogaz, composé principalement de méthane (de 50 à 70%) et de dioxyde de carbone. C’est le méthane contenu dans le biogaz qui lui octroie ses vertus énergétiques. Cette réaction produit également un résidu, appelé digestat, qu’il est ensuite possible de valoriser comme fertilisant pour l’agriculture.

Un projet astucieux et au combien incontournable.

La méthanisation joue un rôle important dans le cycle du carbone et pourrait contribuer aux modifications climatiques. L’utilisation du biogaz permet de brûler le méthane produit lors de la fermentation des déchets et d’éviter ainsi que ce gaz à effet de serre à très fort pouvoir réchauffant ne soit libéré dans l’atmosphère. Les grandes quantités de méthane présentes sous forme d'hydrate de méthane dans les pergélisols et dans les sédiments marins, pourraient si elles étaient relarguées brutalement accélérer le réchauffement climatique. Une unité moyenne de méthanisation agricole permet la réduction d’un millier de tonnes de CO2 par an.



Louzy : des débuts difficiles pour la société Tiper méthanisation.

À Louzy, la centrale de bio-méthanisation Tiper, d’une puissance de 2 MW, a été inaugurée le vendredi 26 avril 2013. Cette première centrale de Méthanéo avait pour but de valoriser plus de 75 000 tonnes de biomasse collectées à une distance moyenne de 10 km autour du site. Elle devait permettre la production d'énergie renouvelable équivalente à la consommation d’environ 12 000 habitants, ce qui permet d'économiser 4 000 000 litres de fuel par an et d'éviter l'émission d'environ 7 000 tonnes de CO2. Du point de vue agricole, le fertilisant obtenu, à forte valeur agronomique et désodorisé, permet d'éviter l'épandage de 220 000 kg d'azote pur soit 660 000 kg d’engrais chimique chaque année. Malgré l'ambition louable de la société de Tiper, la préfecture des Deux-Sèvres a décidé de publier un arrêté de mise en demeure à son encontre.

La méthanisation doit encore trouver son modèle économique.

La décision de la préfecture des Deux-Sèvres arrive surtout après une année 2014 catastrophique pour Tiper, qui a enregistré un chiffre d'affaires négatif. Mais cette société n'est pas la seule à avoir connu une baisse de régime puisqu'en général, c'est toute cette jeune filière de la méthanisation qui a été freinée dans son développement. Sur le terrain, les opérationnels doivent aussi répondre à de nombreuses questions de sécurité, comme à Louzy. Construite en 2013, l'usine a connu une première belle année mais les choses se sont ensuite gâtées économiquement avec la maintenance du site, le rachat des pièces, etc... Néanmoins, selon la société Tiper méthanisation, la mise en demeure ne représente pas une catastrophe pour l'unité de Louzy et assure que tout sera en conformité au plus tard à la date limite fixée par l'arrêté, le jeudi 30 avril prochain. Une bonne nouvelle aussi pour le personnel puisque l'usine emploie 18 personnes à temps plein.

Le Center Parcs aura sa propre usine de méthanisation.

Dans un dossier publié par le Conseil Général de la Vienne, qui porte en partie le projet du Center Parcs, le choix de la méthanisation est expliqué selon les termes suivants : « Après études thermiques, le choix du chauffage au gaz de l'ensemble du Parc a été retenu. Le réseau sera principalement alimenté par la production de biogaz issu d'une usine de méthanisation construite sur place, un projet porté par Sergies (ndlr : entreprise basée dans la Vienne et spécialisée dans le secteur d'activité de la production d'électricité). Outre la dynamique « développement durable » de cette solution, l'unité de méthanisation favorisera le développement des activités agricoles ». La société Sergies n'en est pas à sa première expérience puisqu'elle a réalisé la mise en service de la première unité de méthanisation agricole en Poitou-Charentes, en décembre 2010, à Linazay. Cette unité représente une puissance de 580 kW.

Pourquoi la méthanisation ne marche-t-elle pas partout ?

En ce qui concerne le projet de Louzy, la société Tiper méthanisation a récolté un chiffre d'affaires négatif en 2014. Jean-Paul Costes, son nouveau directeur, a tenu à expliquer ces difficultés par les problèmes rencontrés par le secteur de la méthanisation dans sa volonté de développement mais aussi, le besoin de restructuration de l'entreprise Méthanéo, qui exploite l'usine de Louzy. Mais pourquoi la méthanisation ne marche-t-elle pas partout ? Guillaume Coicadan, conseiller spécialisé dans l'environnement à la chambre d’agriculture du Rhône, énumère, selon lui, les 6 piliers de la réussite d'une usine de méthanisation, que ce soit en France ou ailleurs :
1) Avoir les substrats qu’il faut, en quantité, en régularité et en qualité ;
2) S’assurer qu’avec la méthanisation on puisse valoriser le biogaz ;
3) S’assurer que l’autre produit de la méthanisation, le digestat, puisse lui aussi être valorisé ;
4) Garantir la rentabilité économique et financière de l’installation ;
5) Avoir le terrain « qui va bien »
6) Faire accepter socialement le projet.

À quelques mois de son ouverture, le Center Parcs a-t-il réuni ou arrivera-t-il à réunir l'ensemble de ces caractéristiques ?


Article du 17 février 2015 I Catégorie : Vie de la cité Méthanisation : l'avenir de la filière en pointillés

(Copie du texte de l'article de la Nouvelle République des Deux-Sévres du mardi 10 Février 2015)


Alors que l’usine de Louzy fait l’objet d’une mise en demeure préfectorale, c’est l’ensemble de ce jeune secteur qui va devoir franchir un cap délicat.

 Les énergies renouvelables sont tout simplement incontournables pour répondre à terme aux besoins énergétiques de la population. Mais entre intérêt général et rentabilité économique, les calendriers s'opposent bien souvent. Il en va ainsi de la méthanisation. Ce procédé, qui permet de produire de l'énergie en recyclant notamment des lisiers agricoles, est très astucieux sur le papier. Sur le terrain, ses premiers pas ne s'avèrent pas toujours très assurés. Comme ceux de l'usine installée depuis deux ans sur la zone industrielle Thouars-Louzy…

" Une année 2014 dramatiquement difficile "

La préfecture des Deux-Sèvres vient en effet de publier un « arrêté de mise en demeure à l'encontre de la société Tiper méthanisation ». Des requêtes assez techniques (lire ci-contre). Mais Méthanéo, qui exploite l'usine de Louzy (*), ne se défile pas.
 « Cette mise en demeure est un processus de contrôle tout à fait normal que nous respectons, explique son nouveau directeur, Jean-Paul Costes. Nous avons connu une année 2014 dramatiquement difficile, avec un chiffre d'affaires négatif. Méthanéo a eu besoin de se réorganiser. Sur le site de Louzy, les opérationnels en ont bavé. Ils étaient focalisés sur les questions de sécurité plus que sur les demandes de l'État. Mais ces dernières, qui consistent principalement en des mises à jour, font l'objet d'un plan d'action de notre part. Tout sera en conformité au plus tard à la date limite fixée par l'arrêté, le jeudi 30 avril. »
 « La méthanisation ne marche pas comme c'était écrit dans les livres, confie cependant Jean-Paul Costes. Passée la première année où tout va bien, il y a la maintenance, le rachat des pièces… On subit de plein fouet les problèmes économiques de l'ensemble de la filière. » De quoi remettre en cause la pérennité de l'usine de Louzy, qui emploie l'équivalent de 18 personnes à temps plein ? « Ce n'est pas d'actualité, conclut le directeur. Mais tous les acteurs de la filière méthanisation, investisseurs, élus ou représentants de l'État, doivent se poser les vraies questions : quelles solutions pour quel avenir ? » Un véritable choix de société.

nr.thouars@nrco.fr

 (*) Méthanéo, qui compte une vingtaine de projets dans son portefeuille, exploite une autre structure (Cap'ter) à Riblaire et va en ouvrir une autre (Sain'ter) à Sainte-Hermine (Vendée) dans deux mois.

repères

> Les services de l'État demandent notamment à Tiper méthanisation « la régularisation des modifications apportées aux capacités de stockage et au plan de masse lors de la construction des installations ; la mise à jour du plan d'épandage ; la présentation du dossier de mise en conformité ; l'actualisation du tableau de classement des activités ; les justificatifs des actions mises en œuvre suite à la visite de contrôle ».
Frédéric Michel Méthanisation : toujours des interrogations
(Copie du texte de l'article de la Nouvelle République du Vendredi 06 Février 2015)


La technique de méthanisation par voie sèche, présentée par AgriCenter 86 et Sergies en 2013, garantissait la production d'un digestat sec, inodore et facilement stockable. Aujourd'hui, les mêmes promoteurs annoncent, dans les bois de Champory, un futur méthaniseur par voie liquide. Une fois réalisé, le projet de type « agricole », recevant des déchets secs, pourrait sur simple demande devenir « industriel » (avec des lisiers et des déchets de collectivités).

C'est ce qu'affirme en tout cas l'association locale Vigie Nuisances. « Ceci pour des questions de rentabilité, sinon le projet resterait en voie sèche. De ce fait la quantité de digestat liquide sera plus importante, le stockage dans des citernes et bacs de rétentions présente un risque d'infiltrations dans le sous-sol, une menace pour les nappes phréatiques », s'inquiètent les membres de l'association.
Cette nouvelle donne apporte son lot de questions : le stockage du digestat liquide chez les agriculteurs, l'épandage, la loi sur l'eau ?

Une extension possible du site de Champory

Prévu initialement sur une superficie de 2 ha, la surface du site de méthanisation pourrait évoluer. « Nous avons posé cette question aux porteurs du projet lors de la réunion de novembre. Ils n'ont pas infirmé cette possibilité pour des raisons de rentabilité, le méthaniseur devrait fournir plus de gaz notamment pour le Center Parcs. D'autant que le maire de Roiffé a annoncé que la coopérative du Lac (centrale à fumier) serait raccordée au gaz »
L'association Vigie Nuisances pointe également du doigt le financement des aménagements de voiries, conduite de gaz, initialement à la charge de Méthacenter. Au final, quel coût ? Qui payera ? Sur quel budget ?
Vigie Nuisances regrette que ses propositions alternatives aux bois de Champory n'aient pas été prises en compte : « La forêt n'est pas le lieu adapté pour faire du développement industriel. Va-t-on laisser bétonner la forêt pour laisser une ruine dans quelques années si l'usine n'est plus rentable ? »

Contact : www.vigie.nuisances.free.fr


Méthanisation : l'avenir de la filière en pointillés
Nouvelle République (Deux-Sévres) du vendredi 10 Février 2015

Méthanisation : toujours des interrogations
Nouvelle République du vendredi 06 Février 2015

Communiqué de vigie nuisances
(Vendredi 16 Janvier 2015)

Véronique Massonneau et les maires. Quand la députée visite Centers Parcs

(Copie du texte de l'article de la Nouvelle République
 du mardi 2 Juillet 2014) 

Accompagnée de son suppléant Pierre Lantier, la députée EELV de la Vienne, Véronique Massonneau, a rencontré treize des quatorze maires du canton des Trois-Moutiers, lors d'une réunion à la mairie du chef-lieu de canton. « Une réunion courtoise, qui a permis de rencontrer les nouveaux, de faire le point sur les réalisations, les projets et les difficultés rencontrées par les élus locaux, remarque Véronique Massonneau. Ce qui m'a surpris, c'est le nombre de projets, comme les lotissements qui permettent aux familles de s'installer et de faire vivre la commune. »

Une autre spécificité pointée par la députée, la superficie des communes, avec des hameaux dispersés, qui engendrent des frais d'entretien de voirie importants. L'assainissement collectif est aussi une préoccupation, l'habitat dispersé le rend difficile et coûteux. Concernant l'accessibilité aux personnes à mobilité réduite, la députée a rassuré les maires : « Vous disposerez d'un délai supplémentaire de trois ans pour les locaux publics, six ans pour les commerces et neuf ans pour les transports. La loi n'avait pas suffisamment tenu compte du coût engendré, il faut cependant que tous les citoyens aient les mêmes droits. »
Jean-Michel Klotz, directeur-adjoint, Éric Magnier, directeur grands projets Pierre et Vacances, ont guidé la députée et les maires sur le chantier du domaine du Bois aux Daims. Les mesures de compensation et de préservation de l'espace naturel ont séduit Véronique Massonneau : « Je soutiens ce projet. Il va bien au-delà des prescriptions réglementaires en matière de préservation de la faune et la flore. Il permet de créer de l'activité, nous resterons vigilants sur les emplois, notamment la possibilité de grouper des temps partiels pour faire des temps pleins. »

en savoir plus

" Je suis favorable à la méthanisation "

Profitant de la venue de la députée, les membres de l'association Vigie nuisances ont placardé des pancartes tout au long du parcours entre les Trois-Moutiers et Bournand, pour montrer leur détermination à empêcher l'implantation de l'unité de méthanisation pour le Center Parcs, dans les bois de Champory. Véronique Massonneau les a rencontrés. « Je suis favorable à la méthanisation des déchets agricoles pour mettre en valeur l'énergie renouvelable du territoire, sans cultures ‘'énergétiques''. Je propose une réunion avec le sous-préfet pour poser les vraies questions, sur le projet, les entrants, leur transport, le confinement, et obtenir des réponses précises. » Une défense des producteurs à deux vitesses ?

(Copie du texte de l'article de la Nouvelle République
 du mardi 1 Juillet 2014)

Suite à la parution de l'article sur la cabane des producteurs (lire notre édition du 3 juin), Catherine Bécognée, commerçante à Loudun et habitante de Ternay, « pense que la défense des producteurs de ce pays et du terroir ne se fait pas de la même manière pour tous. Certains sont aidés, d'autres enfoncés ou punis ». Bruno Belin était fier d'inaugurer la cabane des producteurs. « On sait que nous avons une terre de patrimoine mais nous avons une autre image à défendre, une terre de terroir et de producteurs », soulignait le président de la communauté de communes du Pays loudunais. La ferme de Sémechoux, reprend Catherine Bécognée, « ne bénéficie pas de cette volonté de défendre son image, puisqu'on veut y mettre juste à côté une usine soumise aux installations classées. L'environnement immédiat de cette ferme subira les nuisances de la méthanisation, dont les nuisances olfactives reconnues par Joël Dazas, le maire de Loudun ».

La ferme de Sémechoux « fournit en fromages les fêtes, les réunions et les marchés comme beaucoup d'autres producteurs locaux le font aussi. Il serait bien que les élus locaux défendent tous les producteurs. »
« Quoi qu'on nous raconte sur les usines de méthanisation, celle-ci sera comme les autres, elle ne sentira pas la rose, elle utilisera les ressources des cultures agricoles pour faire du gaz renommé biogaz, il n'y aura pas 20 personnes embauchées et elle sera construite très loin des agriculteurs qui veulent gagner de l'argent avec ce projet. »
Et Catherine Bécognée de s'interroger : « Quels moyens mettra en œuvre Bruno Belin pour défendre l'image des producteurs Sarah et Quentin Sigonneau, les seuls producteurs fermiers de fromages de chèvres du nord Vienne alors que la CCPL soutient en même temps le lieu du projet de méthanisation près de Sémechoux ? Les élus veulent soutenir quel type de production agricole ? L'intensif, qui pollue, qui bétonne, qui pue, qui ne vend rien localement, qui industrialise les animaux, qui supprime les emplois agricoles, qui coûte des subventions ? Ou bien l'exploitation paysanne familiale, qui crée de l'emploi, remplit les écoles, anime le territoire, préserve la nature et donne à manger à la population locale ? » Vigie Nuisances pour " une réelle concertation "
(Copie du texte de l'article de la Nouvelle République du jeudi 10 Octobre 2014)
 

L'association Vigie Nuisances a pris connaissance de l'article concernant l'usine de méthanisation du Center Parcs (notre édition du 30 septembre).

« Ce dernier nous a fait sourire, car nous n'avons toujours aucune nouvelle information, concernant le projet Méthacenter lui-même comme nous le demandons depuis plus d'un an », expliquent les membres de l'association.
Vigie Nuisances a intégré le comité de pilotage qui réunit tous les acteurs du projet, proposant des terrains d'implantation plus en cohérence avec le cahier des charges.

" Personne ne veut de cette usine "

« Suite à nos différentes demandes lors de multiples réunions, nous ne pouvons que regretter l'absence totale de cartographie des zones de collecte et d'épandage des matières méthanisables, souligne l'association. Tous ces terrains proposés ont été rejetés sans raison ni justification, nous posons la question : ont-ils été vraiment étudiés ? »
La municipalité des Trois-Moutiers a repris en partie certains arguments de l'association en conseil municipal (notre édition du 23 mai dernier) mettant l'accent sur les nuisances aux riverains et une voirie inadaptée.
Le conseil municipal de Loudun affirme pour sa part que la réalisation du projet provoquera des désagréments d'odeur et autres nuisances pour sa population : il n'en veut pas sur sa commune (notre édition du 6 juin).
« Personne ne veut de cette usine sur sa commune, pourquoi ? s'interroge en substance l'association. Ce système de confinement est totalement absent du projet Méthacenter. Qu'en est-il des autres normes de sécurité ? On veut nous faire croire qu'une usine de gaz dans les bois de Champory est incolore, inodore et surtout sans risque pour la forêt ! […] Ce projet continue de n'avoir d'intérêt que pour les porteurs du projet […] Du coup, la commune de Curçay-sur-Dive profitera des retombées économiques de cette usine de gaz et Les Trois-Moutiers du Center Parcs. Mais qui se soucie de nous, population de Glénouze, Champory, Sèmechoux, La Bruyère, Mignac, Les Vaux Sainte-Marie, etc. ? »
Vigie Nuisances en appelle « à renouer un débat sur la base d'une confiance rétablie puisqu'une réelle concertation n'a toujours pas été mise en œuvre ». « Il serait dommageable que ce projet échoue par la seule intransigeance de ses promoteurs », conclut l'association.

Vigie Nuisances pour une ''réelle concertation
Nouvelle République du jeudi 10 Octobre 2014)

Quand la députée visite Centers Parcs
(Nouvelle République du mardi 2 Juillet 2014)


Une défense des producteurs à deux vitesses ?
(Nouvelle République du mardi 1Juillet 2014)

Véronique Massonneau et les maires. Quand la députée visite Centers Parcs

(Copie du texte de l'article de la Nouvelle République
 du mardi 2 Juillet 2014) 

Accompagnée de son suppléant Pierre Lantier, la députée EELV de la Vienne, Véronique Massonneau, a rencontré treize des quatorze maires du canton des Trois-Moutiers, lors d'une réunion à la mairie du chef-lieu de canton. « Une réunion courtoise, qui a permis de rencontrer les nouveaux, de faire le point sur les réalisations, les projets et les difficultés rencontrées par les élus locaux, remarque Véronique Massonneau. Ce qui m'a surpris, c'est le nombre de projets, comme les lotissements qui permettent aux familles de s'installer et de faire vivre la commune. »

Une autre spécificité pointée par la députée, la superficie des communes, avec des hameaux dispersés, qui engendrent des frais d'entretien de voirie importants. L'assainissement collectif est aussi une préoccupation, l'habitat dispersé le rend difficile et coûteux. Concernant l'accessibilité aux personnes à mobilité réduite, la députée a rassuré les maires : « Vous disposerez d'un délai supplémentaire de trois ans pour les locaux publics, six ans pour les commerces et neuf ans pour les transports. La loi n'avait pas suffisamment tenu compte du coût engendré, il faut cependant que tous les citoyens aient les mêmes droits. »
Jean-Michel Klotz, directeur-adjoint, Éric Magnier, directeur grands projets Pierre et Vacances, ont guidé la députée et les maires sur le chantier du domaine du Bois aux Daims. Les mesures de compensation et de préservation de l'espace naturel ont séduit Véronique Massonneau : « Je soutiens ce projet. Il va bien au-delà des prescriptions réglementaires en matière de préservation de la faune et la flore. Il permet de créer de l'activité, nous resterons vigilants sur les emplois, notamment la possibilité de grouper des temps partiels pour faire des temps pleins. »

en savoir plus

" Je suis favorable à la méthanisation "

Profitant de la venue de la députée, les membres de l'association Vigie nuisances ont placardé des pancartes tout au long du parcours entre les Trois-Moutiers et Bournand, pour montrer leur détermination à empêcher l'implantation de l'unité de méthanisation pour le Center Parcs, dans les bois de Champory. Véronique Massonneau les a rencontrés. « Je suis favorable à la méthanisation des déchets agricoles pour mettre en valeur l'énergie renouvelable du territoire, sans cultures ‘'énergétiques''. Je propose une réunion avec le sous-préfet pour poser les vraies questions, sur le projet, les entrants, leur transport, le confinement, et obtenir des réponses précises. » Une défense des producteurs à deux vitesses ?

(Copie du texte de l'article de la Nouvelle République
 du mardi 1 Juillet 2014)

Suite à la parution de l'article sur la cabane des producteurs (lire notre édition du 3 juin), Catherine Bécognée, commerçante à Loudun et habitante de Ternay, « pense que la défense des producteurs de ce pays et du terroir ne se fait pas de la même manière pour tous. Certains sont aidés, d'autres enfoncés ou punis ». Bruno Belin était fier d'inaugurer la cabane des producteurs. « On sait que nous avons une terre de patrimoine mais nous avons une autre image à défendre, une terre de terroir et de producteurs », soulignait le président de la communauté de communes du Pays loudunais. La ferme de Sémechoux, reprend Catherine Bécognée, « ne bénéficie pas de cette volonté de défendre son image, puisqu'on veut y mettre juste à côté une usine soumise aux installations classées. L'environnement immédiat de cette ferme subira les nuisances de la méthanisation, dont les nuisances olfactives reconnues par Joël Dazas, le maire de Loudun ».

La ferme de Sémechoux « fournit en fromages les fêtes, les réunions et les marchés comme beaucoup d'autres producteurs locaux le font aussi. Il serait bien que les élus locaux défendent tous les producteurs. »
« Quoi qu'on nous raconte sur les usines de méthanisation, celle-ci sera comme les autres, elle ne sentira pas la rose, elle utilisera les ressources des cultures agricoles pour faire du gaz renommé biogaz, il n'y aura pas 20 personnes embauchées et elle sera construite très loin des agriculteurs qui veulent gagner de l'argent avec ce projet. »
Et Catherine Bécognée de s'interroger : « Quels moyens mettra en œuvre Bruno Belin pour défendre l'image des producteurs Sarah et Quentin Sigonneau, les seuls producteurs fermiers de fromages de chèvres du nord Vienne alors que la CCPL soutient en même temps le lieu du projet de méthanisation près de Sémechoux ? Les élus veulent soutenir quel type de production agricole ? L'intensif, qui pollue, qui bétonne, qui pue, qui ne vend rien localement, qui industrialise les animaux, qui supprime les emplois agricoles, qui coûte des subventions ? Ou bien l'exploitation paysanne familiale, qui crée de l'emploi, remplit les écoles, anime le territoire, préserve la nature et donne à manger à la population locale ? » Vigie Nuisances pour " une réelle concertation "
(Copie du texte de l'article de la Nouvelle République du jeudi 10 Octobre 2014)
 

L'association Vigie Nuisances a pris connaissance de l'article concernant l'usine de méthanisation du Center Parcs (notre édition du 30 septembre).

« Ce dernier nous a fait sourire, car nous n'avons toujours aucune nouvelle information, concernant le projet Méthacenter lui-même comme nous le demandons depuis plus d'un an », expliquent les membres de l'association.
Vigie Nuisances a intégré le comité de pilotage qui réunit tous les acteurs du projet, proposant des terrains d'implantation plus en cohérence avec le cahier des charges.

" Personne ne veut de cette usine "

« Suite à nos différentes demandes lors de multiples réunions, nous ne pouvons que regretter l'absence totale de cartographie des zones de collecte et d'épandage des matières méthanisables, souligne l'association. Tous ces terrains proposés ont été rejetés sans raison ni justification, nous posons la question : ont-ils été vraiment étudiés ? »
La municipalité des Trois-Moutiers a repris en partie certains arguments de l'association en conseil municipal (notre édition du 23 mai dernier) mettant l'accent sur les nuisances aux riverains et une voirie inadaptée.
Le conseil municipal de Loudun affirme pour sa part que la réalisation du projet provoquera des désagréments d'odeur et autres nuisances pour sa population : il n'en veut pas sur sa commune (notre édition du 6 juin).
« Personne ne veut de cette usine sur sa commune, pourquoi ? s'interroge en substance l'association. Ce système de confinement est totalement absent du projet Méthacenter. Qu'en est-il des autres normes de sécurité ? On veut nous faire croire qu'une usine de gaz dans les bois de Champory est incolore, inodore et surtout sans risque pour la forêt ! […] Ce projet continue de n'avoir d'intérêt que pour les porteurs du projet […] Du coup, la commune de Curçay-sur-Dive profitera des retombées économiques de cette usine de gaz et Les Trois-Moutiers du Center Parcs. Mais qui se soucie de nous, population de Glénouze, Champory, Sèmechoux, La Bruyère, Mignac, Les Vaux Sainte-Marie, etc. ? »
Vigie Nuisances en appelle « à renouer un débat sur la base d'une confiance rétablie puisqu'une réelle concertation n'a toujours pas été mise en œuvre ». « Il serait dommageable que ce projet échoue par la seule intransigeance de ses promoteurs », conclut l'association.

Contre l'usine de méthanisation
(Nouvelle République du mardi 18 juin 2014)


La Méthanisation confirmée aux bois de champory
(Nouvelle République du mardi 29 mai 2014)

VIDEO. Les Trois-Moutiers (86) :
l'usine de méthanisation confirmée à Champory

(Vidéo de la Nouvelle République du vendredi 23 mai 2014)

Contre l'usine de méthanisation

(Copie du texte de l'article de la Nouvelle République
 du mardi 18 juin 2014)

Les habitants de Glénouze sont courroucés. « Nous avons pu découvrir dans la presse (notre édition du 23 mai) la délibération de la commune des Trois-Moutiers : le conseil municipal vote contre l'implantation de l'usine à gaz sur sa commune avec pour argument une voirie inadaptée et les nuisances pour ses riverains. Près des bois de Curçay-sur-Dive, plusieurs hameaux se trouvent sur la commune de Glénouze, Mignac, Les Vaux-Sainte-Marie, Petite-Fête, Grande-Fête, Jalnay, Panthenay, La Bruyère, où se trouve un atelier de création de décor, et Champory, avec la doyenne du village et toute sa famille et un couple qui vient d'acquérir une habitation et installe son atelier d'artiste. Pour finir, le lieu-dit de Sèmechoux, qui est le plus proche avec une production de fromage fermier, ouvrant ses portes au public par le biais d'un marché de producteurs et d'autres activités qui sont prévues. Alors, qui sommes-nous ? De quelle population faisons-nous partie ? Nous sommes discriminés, bafoués, nous n'existons pas », pestent-ils dans un communiqué. Et de poursuivre. « Quelques jours plus tard, un nouvel article (notre édition du 6 juin) : la municipalité de Loudun dénonce et reconnaît que ce projet n'est adapté ni à Loudun, ni ailleurs. Notre colère s'accroît de ces propos. La dévalorisation de nos biens et celle de nos activités professionnelles sont garanties par les arguments apportés par les élus de ces deux municipalités. La commune de Glénouze subira-t-elle aussi une dévalorisation de manière certaine. Comment peut-on continuer des activités économiques si le secteur est pollué par une usine à gaz ? Comment peut-on accepter un tel projet près de chez soi ? Nous comprenons, après ces arguments, que celui-ci doit être dissimulé. Les élus dans leur ensemble n'en veulent pas sur leur commune ! Center Parcs n'en veut pas à proximité ! Les agriculteurs porteurs du projet n'en veulent pas sur leurs terres ! Alors pourquoi nous ? » Pas d'usine de méthanisation au Viennopôle

(Copie du texte de l'article de la Nouvelle République
 du mardi 6 juin 2014)

Le conseil municipal l’a assuré mercredi soir : il n’est pas question d’installer une usine de méthanisation au Viennopôle ou à côté de la déchetterie.

C'est la question écrite de Thierry Perreau au sujet de l'implantation de l'usine de méthanisation qui aura été le point fort de la réunion du conseil municipal de mercredi soir. « Le choix du terrain de Champory a été acté mais du fait du changement de municipalité, Sergies se devait de poser la question, suite aux propositions de l'association Vigie-Nuisances », explique le maire Joël Dazas.

Et sa réponse est claire : « Il n'y a pas de sas de confinement dans le projet proposé, il y a donc un risque olfactif, c'est indéniable. La ville a déjà connu cela et on n'a pas envie de retrouver une situation semblable. L'avis est donc défavorable pour un projet au Viennopôle. Quant à une installation à la déchetterie, c'est un autre sujet, elle pourrait servir à alimenter des particuliers ou des industriels mais pas Center Parcs. »
Même réponse du côté de Pierre Lantier. « Nous sommes opposés au projet par rapport à la conception de l'usine. Nous ne sommes pas d'accord pour qu'elle s'implante à Loudun ni ailleurs non plus. Je me place également en tant que délégué communautaire, ce n'est pas se décharger, je n'en veux pas à côté non plus tant que la conception de l'usine n'évolue pas vers un autre choix. »
Et Claude Salmon, conseiller municipal, de conclure : « Et pourquoi elle n'est pas installée directement à Center Parcs ? » La représentante de l'association Vigie-Nuisances se dit « satisfaite d'avoir entendu la réponse du maire de Loudun quant à un projet présenté sans sas de confinement, ce qui présente des risques olfactifs certains. Un élu a eu le courage de dire ce qu'il en est et de choisir de ne pas prendre de risques. L'opposition aussi a compris le problème et a choisi d'aller dans le même sens. » Méthanisation pour Center Parcs :
une alternative à Champory ?

(Copie du texte de l'article de la Nouvelle République
 du mardi 11 mars 2014)

Vigie Nuisances a proposé d’autres possibilités d’implantation de l’unité de méthanisation pour Center Parcs. Par exemple, près de la station d’épuration...

Un diaporama réalisé par l'association Vigie Nuisances a permis de présenter toutes les alternatives à Champory, aux Trois-Moutiers. « Elles existent concrètement. Le comité de pilotage nous a donné toute la place pour présenter plus précisément nos évaluations des terrains cités à la précédente réunion, selon les membres de Vigie Nuisances. Ainsi un nouveau terrain remplit toutes les conditions demandées par Emmanuel Julien, critères respectés et engagement écrit de vente par le propriétaire. »

" On reste ouvert aux propositions de Vigie "

Emmanuel Julien, président du directoire de Sergies, maître d'ouvrage du projet, salue le travail important réalisé par Vigie Nuisances. « Sans oublier les autres associations membres de ce comité de pilotage, L'Avenir du canton j'y crois, APPAR… » Il rappelle les règles : « C'est un organe d'échanges, de concertation, de propositions. Un compte rendu est rédigé, il est approuvé par les membres présents à la réunion suivante. Les propositions avancées au dernier comité seront étudiées et débattues lors de la prochaine réunion. »
Le projet d'unité de méthanisation servira à alimenter le Center Parcs en biogaz, une dimension environnementale voulue par Pierre & Vacances. Le terrain proposé par Vigie Nuisances se situe près de la nouvelle station d'épuration du parc, « une station écologique avec une serre tropicale ouverte au public »,, souligne Vigie Nuisances. « Dans ce contexte, l'unité de méthanisation pourrait être couplée aux visites pédagogiques sur la thématique environnementale. » Emmanuel Julien précise : « Depuis septembre 2013, les études sont suspendues pour permettre la concertation et garantir les meilleures conditions d'échanges, mais nous ne pouvons pas prendre trop de retard. Nous reprenons les études sur le terrain de Champory, tout en restant ouverts aux propositions de Vigie Nuisances. »

Réunion le 19 mars

Vigie Nuisances se dit « toujours opposée à l'implantation de cette unité dans les bois de Champory ». « Nous allons bientôt découvrir le niveau de bonne foi des porteurs du projet, car le terrain proposé répond à toutes les exigences qu'ils ont fixées. »
Une réunion rencontre entre la sous-préfète, Vigie Nuisances et Sergies est prévue le 19 mars, à Châtellerault. La date du prochain comité de pilotage n'est pas encore fixée. Selon Emmanuel Julien, « c'est ce comité qui, après avoir examiné toutes les possibilités évoquées, pourra confirmer le choix définitif du terrain approprié. »

Corr. Jean-Claude Rabin VIDEO. Les Trois-Moutiers (86) :
l'usine de méthanisation confirmée à Champory

(Copie du texte joint à la vidéo de la Nouvelle République du vendredi 23 mai 2014)

Description :

Le comité de pilotage pour l'usine de méthanisation du Center-Parcs du Loudunais s'est réuni le vendredi 23 mai 2014, à la mairie des Trois-Moutiers. Il y a été confirmé que le site prioritaire est celui de Champory, au grand dam des membres de l'association Vigie Nuisances.


Vidéo ajoutée le : 23-05-2014 20:44:38
Catégories : Actualité Vienne
Mots-clés : center parcs méthanisation champory loudunais trois moutiers vigie nuisances

Langue : Français
Lieu de tournage : France / 86000


Adresse de la vidéo : http://videos.lanouvellerepublique.fr/video/cc4f541e275s.html
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Vigie Nuisances : incertitudes et espoirs
(Nouvelle République du mardi 2 mai 2014)

Méthanisation pour center Parcs,
Une alternative à Champory

Nouvelle République du mercredi 11 Mars 2014



Vigie Nuisances : incertitudes et espoirs

(Copie du texte de l'article de la Nouvelle République
 du mardi 2 mai 2014)

 Les membres de l'association Vigie nuisances étaient réunis à la salle de Glénouze pour leur assemblée générale. Créé pour la défense du site de Champory contre l'installation d'une unité de méthanisation pour le Centre Parcs, l'association a participé aux comités de pilotage de l'unité de méthanisation, échangé de nombreux courriers avec les promoteurs du projet, les élus, rencontré la sous-préfète.

Beaucoup d'incertitudes ne sont pas levées concernant le site de Champory : classement agricole, impact sonore, confinement, eau, stockage des pailles, épandage du digestat… Catherine Bécognée pose la question « qui accepterait d'avoir une unité de méthanisation près de chez lui, pour fournir du gaz pour les Center Parcs ? Ce projet n'est pas monté dans un souci du recyclage des déchets ou de développement environnemental ou de résorption du CO2 ou d'économie d'argent, il a été monté pour des intérêts privés, la spéculation, et la recherche des profits qu'il rapportera aux porteurs. Si cela n'était pas vrai, il ne se ferait pas à Champory »

Un marché de dupes

Les participants ont fait part de leur avis : « Le comité de pilotage est un marché de dupes, Agri Center 86 et Sergies, promoteurs du projet, nous demandent de faire des propositions qu'ils ne font que contrer par la suite. Ces propositions de notre point de vue, ne sont pas réellement prises en compte et étudiées objectivement. »
Après une longue recherche l'association a proposé plusieurs terrains, dont un terrain près de la station d'épuration pour le Center Parcs.
Patrick Lemaire vice président explique « ce terrain correspond à tous les critères définis par les promoteurs, le propriétaire s'est engagé par écrit, être vendeur de son terrain. La question que nous posons, est-ce-que Sergies a présenté ce terrain à son comité de surveillance ? A-t-il été réellement pris en compte, a-t-on contacté les riverains de ce terrain ? »
Avec le changement de municipalité à Loudun, l'implantation de cette unité dans la zone industrielle pourrait être à nouveau étudiée avec un projet plus ambitieux, de production de méthane pas seulement pour le Center Parcs. L'association participera au prochain comité de pilotage du 23 mai, avec l'espoir que le site de Champory sera définitivement abandonné.
Cor. Jean-Claude Rabin Méthanisation pour Center Parcs :
une alternative à Champory ?

(Copie du texte de l'article de la Nouvelle République
 du mardi 11 mars 2014)

Vigie Nuisances a proposé d’autres possibilités d’implantation de l’unité de méthanisation pour Center Parcs. Par exemple, près de la station d’épuration...

Un diaporama réalisé par l'association Vigie Nuisances a permis de présenter toutes les alternatives à Champory, aux Trois-Moutiers. « Elles existent concrètement. Le comité de pilotage nous a donné toute la place pour présenter plus précisément nos évaluations des terrains cités à la précédente réunion, selon les membres de Vigie Nuisances. Ainsi un nouveau terrain remplit toutes les conditions demandées par Emmanuel Julien, critères respectés et engagement écrit de vente par le propriétaire. »

" On reste ouvert aux propositions de Vigie "

Emmanuel Julien, président du directoire de Sergies, maître d'ouvrage du projet, salue le travail important réalisé par Vigie Nuisances. « Sans oublier les autres associations membres de ce comité de pilotage, L'Avenir du canton j'y crois, APPAR… » Il rappelle les règles : « C'est un organe d'échanges, de concertation, de propositions. Un compte rendu est rédigé, il est approuvé par les membres présents à la réunion suivante. Les propositions avancées au dernier comité seront étudiées et débattues lors de la prochaine réunion. »
Le projet d'unité de méthanisation servira à alimenter le Center Parcs en biogaz, une dimension environnementale voulue par Pierre & Vacances. Le terrain proposé par Vigie Nuisances se situe près de la nouvelle station d'épuration du parc, « une station écologique avec une serre tropicale ouverte au public »,, souligne Vigie Nuisances. « Dans ce contexte, l'unité de méthanisation pourrait être couplée aux visites pédagogiques sur la thématique environnementale. » Emmanuel Julien précise : « Depuis septembre 2013, les études sont suspendues pour permettre la concertation et garantir les meilleures conditions d'échanges, mais nous ne pouvons pas prendre trop de retard. Nous reprenons les études sur le terrain de Champory, tout en restant ouverts aux propositions de Vigie Nuisances. »

Réunion le 19 mars

Vigie Nuisances se dit « toujours opposée à l'implantation de cette unité dans les bois de Champory ». « Nous allons bientôt découvrir le niveau de bonne foi des porteurs du projet, car le terrain proposé répond à toutes les exigences qu'ils ont fixées. »
Une réunion rencontre entre la sous-préfète, Vigie Nuisances et Sergies est prévue le 19 mars, à Châtellerault. La date du prochain comité de pilotage n'est pas encore fixée. Selon Emmanuel Julien, « c'est ce comité qui, après avoir examiné toutes les possibilités évoquées, pourra confirmer le choix définitif du terrain approprié. »

Corr. Jean-Claude Rabin L'unité de méthanisation en débat

(Copie du texte de l'article de la Nouvelle République
 du samedi 6 juillet 2013)

Véronique Massonneau, députée Europe écologie les Verts (EELV) et Véronique Schaaf-Lenoir, sous-préfète de Châtellerault, se sont rendues sur le site pour recueillir le point de vue à la fois des promoteurs du projet d'unité de méthanisation des bois de Champory, et, celui de l'association Vigie Nuisance, hostile au lieu d'implantation dudit projet. Les maires des communes concernées, les responsables Sergies et les agriculteurs étaient également présents.

" Cette rencontre aurait dû se faire avant "

La chambre d'agriculture de la Vienne est à l'initiative de cette visite et de la table ronde à la mairie de Curçay sur Dive. « Nous allons parler aujourd'hui du Center Parcs, principalement l'unité de méthanisation destinée à apporter une partie de l'énergie nécessaire à Center Parcs », souligne Dominique Marchand, président de la chambre d'agriculture de la Vienne,
Catherine Béconnier, de l'association Vigie Nuisance, démontre tout l'intérêt du site et la nécessité de le conserver en l'état.
Les opposants ne sont pas contre un projet de méthanisation (pas seulement pour le Center Parcs) mais sont contre son implantation dans les bois de Champory.
Lors de la table ronde, Véronique Massonneau conduit le débat. La députée EELV précise qu'elle n'a aucun a priori, mais qu'il faut arriver à un résultat.

" Je ne peux pas laisser dire ça "

Elle reproche aux décideurs leur manque d'information : « Cette rencontre aurait dû se faire avant. Si on en est là aujourd'hui, c'est en grande partie pour cette raison. Cela laisse la place à toutes sortes de suspicions qui ne favorisent pas le débat. »
Véronique Schaaf-Lenoir, sous-préfète de Châtellerault, qui suit le dossier Center Parcs, élève la voix quand un intervenant ose dire que « les enquêtes d'utilités publiques, sont purement formelles ». Elle réplique : « Je ne peux pas laisser dire cela. Les dossiers seront étudiés en amont par les services de l'État. S'il y a un manquement à la réglementation, le dossier sera rejeté. Lors de l'enquête, tous ces dossiers seront consultables par la population. Le projet à un moment donné, il se fera. Je ne peux pas dire aujourd'hui si le positionnement est bon ou pas bon. C'est un vrai questionnement qu'il faut étudier ensemble. » Corr. Jean-Claude Rabin

Corinne Krzyzamiak, chef de projet Aria Technologies, a proposé d'organiser une journée d'échanges et de concertations entre tous. s. Cette unité s'installerait à Curçay-sur-Dive, à deux pas de Glénouze, dans les bois de Champory.

Quentin Sigonneau, éleveur et producteur de fromages de chèvres, a rendu compte des différentes démarches qu'il a effectuées et des informations recueillies auprès des promoteurs du projet.

Du foin de luzerne ?

« C'est le flou le plus total, autant du côté de Sergies que des agriculteurs. Le méthaniseur choisi serait de type voie sèche en continu. Il n'y a aucune assurance sur le confinement du bâtiment. Comment seront traités les effluents (air, eau) ? Comment sera réalisé le stockage des fumiers ? Les responsables de Sergies ne veulent pas me garantir qu'il n'y aura pas d'odeurs. »
« J'ai posé la question du stockage, important, de paille sur le site au directeur de Sergies, explique de son côté Nicolas Verdon, le vice-président de l'association. Celui-ci m'a répondu que c'était moins dangereux que le foin. »
Or, le maire de Glénouze Jacques Denize affirme que ce même dirigeant lui a parlé de foin de luzerne. Cette révélation provoque l'indignation générale : « Les éleveurs en difficulté ont du mal à se procurer du fourrage et voilà que l'on veut faire du gaz avec. On marche sur la tête ! ».
Nicolas Verdon reprend : « Je suis indigné. Comment peut-on faire confiance ? ». Quentin Sigonneau ajoute : « Je ne comprends pas les agriculteurs, acteurs de ce projet. Que deviendrait la solidarité quand les éleveurs manquent de fourrage ? ».

Réunion d'information le 31 mai

Toutes ces interrogations pourront être formulées lors de la réunion d'information annoncée pour vendredi 31 mai (19 h) à la salle des fêtes de Curçay-sur-Dive. La municipalité, les porteurs du projet (agriculteurs, Sergies), soutenus techniquement par la région Poitou Charentes et l'ADEME, présenteront les caractéristiques de l'installation prévue.

 Composition du nouveau bureau : présidente Sarah Besson, vice-présidents Patrick Lemaire et Nicolas Verdon, secrétaire Nicole Marsault, trésorier Quentin Sigonneau. Contact et adhésions : 35 rue Porte de Chinon à Loudun ; Nicole Marsault 05.49.22.47.99 ; Sarah Sigonneau 05.49.98.08.35.

à savoir

> Idée reçue. « On pense souvent que c'est Pierre et Vacances (Center Parcs) qui est à l'initiative de ce projet », dit Sarah Besson. Une idée fausse car à l'origine du projet il était prévu de chauffer les cottages avec du gaz naturel et l'Aqua Mundo par une chaufferie au bois. Center Parcs serait prêt à utiliser uniquement le gaz si l'unité de méthanisation est fonctionnelle en 2015, sinon ils reviendront au projet initial. Ce projet est proposé et conçu par Sergies et les agriculteurs ; des subventions européennes sont prévues pour le développement des bioénergies jusqu'en 2020.
> L'exemple de Thouars. L'unité « Tiper Méthanéo », implantée sur la zone industrielle de Louzy (Thouars), semble n'avoir soulevé aucune inquiétude de voisinage. Un projet bien présenté à la population avec des garanties sérieuses, notamment le soin apporté à la sécurité du traitement des déchets, avec un bâtiment en atmosphère négative pour éviter tout rejet, le stockage des effluents dans des cuves, un digestat totalement inodore…
Bien qu'attentifs à son fonctionnement, les membres de Vigie-Nuisances se posent la question : « Pourquoi ne pas réfléchir à un projet similaire sur une zone industrielle (Loudun, Les Trois-Moutiers…) ? ». Autre question : « Qu'est devenue l'étude en injection de bio-méthane sur la zone industrielle nord de Loudun, effectuée pour le compte de Sergies ? ». Le réseau de gaz loudunais (d'origine fossile) représente 100 m3/h.

Corr. Jean-Claude Rabin

Projet de méthanisation : revoilà Vigie-Nuisances
(Nouvelle République  du jeudi 16 mai 2013)

Usine de méthanisation  :
les Champory s'inquiètent


Le ciel nous est tombé sur la tête
Nouvelle République du mercredi 17 Avril 2013

Le laborieux bouclage du Center Parcs
Nouvelle République du Samedi 13 Avril 2013

Méthanisation pour Center Parcs :
une alternative à Champory ?

(Copie du texte de l'article de la Nouvelle République
 du mardi 11 mars 2014)

Vigie Nuisances a proposé d’autres possibilités d’implantation de l’unité de méthanisation pour Center Parcs. Par exemple, près de la station d’épuration...

Un diaporama réalisé par l'association Vigie Nuisances a permis de présenter toutes les alternatives à Champory, aux Trois-Moutiers. « Elles existent concrètement. Le comité de pilotage nous a donné toute la place pour présenter plus précisément nos évaluations des terrains cités à la précédente réunion, selon les membres de Vigie Nuisances. Ainsi un nouveau terrain remplit toutes les conditions demandées par Emmanuel Julien, critères respectés et engagement écrit de vente par le propriétaire. »

" On reste ouvert aux propositions de Vigie "

Emmanuel Julien, président du directoire de Sergies, maître d'ouvrage du projet, salue le travail important réalisé par Vigie Nuisances. « Sans oublier les autres associations membres de ce comité de pilotage, L'Avenir du canton j'y crois, APPAR… » Il rappelle les règles : « C'est un organe d'échanges, de concertation, de propositions. Un compte rendu est rédigé, il est approuvé par les membres présents à la réunion suivante. Les propositions avancées au dernier comité seront étudiées et débattues lors de la prochaine réunion. »
Le projet d'unité de méthanisation servira à alimenter le Center Parcs en biogaz, une dimension environnementale voulue par Pierre & Vacances. Le terrain proposé par Vigie Nuisances se situe près de la nouvelle station d'épuration du parc, « une station écologique avec une serre tropicale ouverte au public »,, souligne Vigie Nuisances. « Dans ce contexte, l'unité de méthanisation pourrait être couplée aux visites pédagogiques sur la thématique environnementale. » Emmanuel Julien précise : « Depuis septembre 2013, les études sont suspendues pour permettre la concertation et garantir les meilleures conditions d'échanges, mais nous ne pouvons pas prendre trop de retard. Nous reprenons les études sur le terrain de Champory, tout en restant ouverts aux propositions de Vigie Nuisances. »

Réunion le 19 mars

Vigie Nuisances se dit « toujours opposée à l'implantation de cette unité dans les bois de Champory ». « Nous allons bientôt découvrir le niveau de bonne foi des porteurs du projet, car le terrain proposé répond à toutes les exigences qu'ils ont fixées. »
Une réunion rencontre entre la sous-préfète, Vigie Nuisances et Sergies est prévue le 19 mars, à Châtellerault. La date du prochain comité de pilotage n'est pas encore fixée. Selon Emmanuel Julien, « c'est ce comité qui, après avoir examiné toutes les possibilités évoquées, pourra confirmer le choix définitif du terrain approprié. »

Corr. Jean-Claude Rabin Usine de méthanisation  :
les Champory s'inquiètent

(Copie du texte de l'article de la Nouvelle République
 du mardi 10 mai 2013)

L’usine de méthanisation de Center Parcs doit s’implanter à proximité de Glénouze. Les habitants s’inquiètent du peu d’information qui leur est donné.

On leur avait promis une réunion d'information pour leur expliquer le projet d'unité de méthanisation avant fin avril. « Aujourd'hui cette réunion n'est pas encore programmée » assure Jacques Denize le maire de Glénouze. Bien que situé sur la commune de Curçay-sur-Dive, le projet impacte principalement les habitants de la commune de Glénouze. C'est de là que la fronde s'organise, lundi ils étaient 16 sur les 114 habitants que compte la commune.
« Nous ne sommes pas contre la méthanisation, mais pas là, affirme Quentin Sigonneau à l'initiative de cette réunion. La forêt de Champory est un petit paradis, elle a une histoire, c'est un sanctuaire pour la faune et la flore » ajoute Nicolas Verdon.

Une fromagerie à moins de 500 m

Les anciens se souviennent de ce gigantesque incendie de 1976, avec une usine de méthanisation. Que se passerait-il si cela se reproduit ? « On peut faire appel à notre sens civique, mais pourquoi faire ici une usine à gaz pour chauffer la bulle tropicale du Center Parcs, qui n'en veut pas près de son site ? » Quel procédé, quels déchets ? Comment seront stockés et manipulés les fumiers ? Quels personnels pour faire fonctionner cette unité ? Des questions sans réponses.
« Nous avons l'impression que tout se prépare en cachette avant de nous informer, afin de nous mettre devant le fait accompli. » Des bribes de renseignements ont été glanées de-ci de-là, rien d'officiel. On parle de méthanisation sèche à flux continu (fumier, paille…) mais aussi de déchets alimentaires ?
Quentin produit des fromages de chèvres fermiers, à Sèmechoux. « Le risque c'est la bactérie clostridium botulinum responsable du botulisme. Cette bactérie peut se répandre sur un rayon de 2 km, ce serait une catastrophe pour notre exploitation et personne ne veut garantir que ce risque ne se produira pas » affirme Quentin.
Le maire précise qu'une enquête d'utilité publique sera ouverte. « Ecoutera-t-on les 114 habitants de Glénouze, face aux enjeux financiers de cette entreprise ? » Les riverains des Bois de Champory et l'association Vigie Nuisances tiendront d'ailleurs une réunion lundi 13 mai à 19 à la mairie de Glénouze. Tous ceux qui s'interrogent sur l'opportunité de l'implantation de l'usine de méthanisation dans les bois, à proximité de la carrière Argi Propre, y sont invités.

Contacts : Quentin Sigonneau 05.49.98.08.35 et 06.70.31.51.05, Nicole Marsault et Nicolas Verdon 05.49.22.47.99

Corr. Jean-Claude Rabin LE LABORIEUX BOUCLAGE DU CENTEUR PARCS

(Copie du texte de l'article de la Nouvelle République
 du Samedi 13 Avril 2013)

La modification du plan de financement a donné lieu à un vif débat au conseil général, hier. L’opposition et les indépendants redoutent un puits sans fond.

Claude Bertaud a mis son capital de crédibilité dans la balance, hier matin, pour faire adopter une délibération modifiant plusieurs détails du plan de financement du projet de Center Parcs du Loudunais, notamment - et à la demande des banques -, une avance en compte courant d'actionnaire à hauteur de 15 M€

Alors que la participation du Département déjà estimée à 135 M€ a augmenté de 7,5 M€, de nombreuses voix se sont élevées parmi les conseillers généraux pour contester la stratégie et, à tout le moins, pour demander des explications. Les deux élus indépendants de la majorité, Francis Girault (Saint-Georges) et Denis Brunet (Mirebeau), ont eu les mots les plus durs ; à deux doigts d'accuser le président et son équipe d'amateurisme.
« Je trouve ton intervention lamentable, Denis ; tes réflexions sont insultantes à mon égard », a répondu Claude Bertaud, manifestement blessé alors qu'il a beaucoup travaillé sur ce dossier ces dernières semaines pour parvenir à boucler le budget. « On fait pour le mieux mais le mieux n'est pas simple… Je vous avoue que c'est vraiment complexe… Faites-nous confiance aussi. »

Haro sur le Siveer

Le président du conseil général se bat en effet sur plusieurs fronts : obtenir la totalité des 13 M€ votés par la Région et négocier avec les services de l'Elysée pour faire en sorte que l'État respecte la parole donnée par Nicolas Sarkozy et verse les 15 M€ promis, mais aussi discuter avec le Siveer, le syndicat de l'eau dont la participation n'est pas à la hauteur des attentes. « Le Siveer joue les maîtres chanteurs », dénonce Henri Colin (Lencloître). « Je serai présent à la prochaine assemblée générale du Siveer », prévient Claude Bertaud. « J'ai présidé cette institution et je connais sa capacité d'action. »
Après s'être interrogés, les élus de l'opposition ont finalement choisi de voter la délibération dans l'intérêt du projet non sans émettre des réserves : « Il faut être plus ferme avec les partenaires », demande leur chef de file, Jean-Daniel Blusseau. Message reçu par l'exécutif.
Baptiste Bize

 L'unité de méthanisation change de site
(Nouvelle République du Samedi 5 Avril 2013)

Unité de méthanisation :
de l'eau dans le gaz

(Nouvelle République du Samedi 16 mars 2013)

Le fumiers du loudunais pour chauffer Center Parcs
(Nouvelle République  du Samedi 23 novembre 2011)


Loudun : une unité de méthanisation en projet
pour chauffer Center Parcs

(Vidéo de la Nouvelle République du 22 novembre 2011)

Méthanisation pour Center Parcs :
une alternative à Champory ?

(Copie du texte de l'article de la Nouvelle République
 du mardi 11 mars 2014)

Vigie Nuisances a proposé d’autres possibilités d’implantation de l’unité de méthanisation pour Center Parcs. Par exemple, près de la station d’épuration...

Un diaporama réalisé par l'association Vigie Nuisances a permis de présenter toutes les alternatives à Champory, aux Trois-Moutiers. « Elles existent concrètement. Le comité de pilotage nous a donné toute la place pour présenter plus précisément nos évaluations des terrains cités à la précédente réunion, selon les membres de Vigie Nuisances. Ainsi un nouveau terrain remplit toutes les conditions demandées par Emmanuel Julien, critères respectés et engagement écrit de vente par le propriétaire. »

" On reste ouvert aux propositions de Vigie "

Emmanuel Julien, président du directoire de Sergies, maître d'ouvrage du projet, salue le travail important réalisé par Vigie Nuisances. « Sans oublier les autres associations membres de ce comité de pilotage, L'Avenir du canton j'y crois, APPAR… » Il rappelle les règles : « C'est un organe d'échanges, de concertation, de propositions. Un compte rendu est rédigé, il est approuvé par les membres présents à la réunion suivante. Les propositions avancées au dernier comité seront étudiées et débattues lors de la prochaine réunion. »
Le projet d'unité de méthanisation servira à alimenter le Center Parcs en biogaz, une dimension environnementale voulue par Pierre & Vacances. Le terrain proposé par Vigie Nuisances se situe près de la nouvelle station d'épuration du parc, « une station écologique avec une serre tropicale ouverte au public »,, souligne Vigie Nuisances. « Dans ce contexte, l'unité de méthanisation pourrait être couplée aux visites pédagogiques sur la thématique environnementale. » Emmanuel Julien précise : « Depuis septembre 2013, les études sont suspendues pour permettre la concertation et garantir les meilleures conditions d'échanges, mais nous ne pouvons pas prendre trop de retard. Nous reprenons les études sur le terrain de Champory, tout en restant ouverts aux propositions de Vigie Nuisances. »

Réunion le 19 mars

Vigie Nuisances se dit « toujours opposée à l'implantation de cette unité dans les bois de Champory ». « Nous allons bientôt découvrir le niveau de bonne foi des porteurs du projet, car le terrain proposé répond à toutes les exigences qu'ils ont fixées. »
Une réunion rencontre entre la sous-préfète, Vigie Nuisances et Sergies est prévue le 19 mars, à Châtellerault. La date du prochain comité de pilotage n'est pas encore fixée. Selon Emmanuel Julien, « c'est ce comité qui, après avoir examiné toutes les possibilités évoquées, pourra confirmer le choix définitif du terrain approprié. »

Corr. Jean-Claude Rabin Unité de méthanisation :
de l'eau dans le gaz

(Copie du texte de l'article de la Nouvelle République
 du Samedi 16 mars 2013)

Les riverains de la future unité de méthanisation se sont regroupés en association pour refuser le projet là où il est prévu.

Mardi plus d'une trentaine de personnes étaient réunies à l'auberge de l'Amitié aux Trois-Moutiers pour la constitution d'une association regroupant les personnes opposées à l'installation d'une usine de méthanisation destinée à alimenter Center Parcs en énergie. Un bureau présidé par Élisabeth Soulassol a été constitué.

« Nous sommes des gens discrets, explique la présidente, c'est pour cette raison que nous sommes installés dans la campagne, pour vivre dans un environnement calme dépourvu de nuisances industrielles. Nous ne sommes pas contre la production de méthane, mais contre le lieu retenu. »

 " Il faut chercher un lieu plus approprié "

Une quarantaine d'habitations sont situées dans un rayon d'un kilomètre de la parcelle où est prévue la future unité de production de méthane (l'une d'elle est à moins de 250 m). « La société Sergies a rencontré individuellement les propriétaires immédiats, assurant qu'il n'y aura aucune nuisance, alors pourquoi ne l'installent-ils pas sur le site même du parc ? » s'interrogent les riverains.
Des lettres ont été envoyées aux députées Véronique Massonneau, Bernadette Vergnaud, au conseil général, conseil régional, Vienne Nature, LPO et à Pierre et Vacances.
Les maires des Trois-Moutiers et Loudun ont aussi été contactés : « Nous n'avons pas les moyens légaux de nous opposer à ce projet », ont-ils répondu.
Une réunion publique a été demandée avec Sergies, Pierre et Vacances et les 29 agriculteurs concernés. « Nous devons être actifs et organisés, pour obliger Sergies à rechercher un lieu plus approprié. » Les riverains comptent bien se faire entendre. « Nous allons faire du bruit. »
L'inquiétude est d'autant plus grande que dans le cahier des charges de Pierre et Vacances, les déchets des espaces verts, de la ferme et des restaurants du Center Parcs seront traités dans l'unité de la Font-Jouin, ce qui implique une extension.
Un agriculteur présent s'indigne que l'on prenne encore des terres parmi les meilleures, alors qu'il y a des terres de moindre importance qui feraient parfaitement l'affaire. « On protège plus les grenouilles et les papillons que les humains », ajoute une voisine qui a un étang classé refuge LPO à proximité.
D'ores et déjà une pétition circule ; une quarantaine de personnes ont rejoint l'association de défense contre l'implantation d'une unité de méthanisation au lieu-dit la Font-Jouin, commune des Trois-Moutiers.

Contacts : assoc. ADCIUM@gmail.com - Élisabeth Soulassol 05.49.22.31.80 – Mauricette Oudart 05.49.22.60.69

en savoir plus

« Il existe peu d'unités de méthanisation en France, il y en a quelques-unes dans l'est, et beaucoup en Allemagne où de nombreux problèmes se sont révélés, explique-t-on à l'association. Là, nous sommes devant toute une série d'interrogations sans réponses, les nuisances olfactives, sonores et visuelles, les réponses verbales ne sont pas suffisantes à nos yeux. »
Au bas de la parcelle de la Font-Jouin plusieurs sources risquent d'être impactées par cette unité. De plus l'usine utilisera beaucoup d'eau; où sera-t-elle prise ? Où seront rejetés les effluents ?
Corr. Jean-Claude Rabin Le fumiers du loudunais pour chauffer Center Parcs

(Copie du texte de l'article de la Nouvelle République
 du Samedi 23 novembre 2011)


   Un projet de création d'une unité de méthanisation est à l'étude pour produire du biogaz qui alimenterait les installations du futur parc de vacances.

   Dans le hangar de Verbrize où elles ont déjà pris leurs quartiers d'hiver en stabulation libre, les 160 vaches laitières de Philippe Villain produisent actuellement une dizaine de tonnes de fumier par jour. Des résidus encombrants ? Non, une source d'énergie inépuisable qui pourrait prochainement alimenter une unité de méthanisation et permettre de produire du biogaz au nord de Loudun.
« Ça fait un moment qu'on réfléchit à cette manière de valoriser le fumier et le lisier ; c'est l'arrivée de Center Parcs dans le secteur qui a changé la donne », explique Philippe Villain qui ne cache pas son intérêt pour le projet. La prochaine installation du parc de vacances aux Trois-Moutiers rend en effet économiquement pertinente la création d'une telle structure puisque le biogaz produit à partir des effluents des exploitations agricoles pourrait permettre d'alimenter directement en énergie le réseau de chauffage des huit cents cottages. « C'est parce qu'on arrive que ce projet peut voir le jour », se félicite le directeur de projet de Center Parcs, Marc Rasmussen. « D'autant que la législation permet depuis peu d'injecter directement le biogaz dans les canalisations. »
 
  Une trentaine d'éleveurs

   La société d'économie mixte Sergies, chargée de développer la production d'électricité à partir d'énergies renouvelables dans la Vienne, a commandé une étude au printemps dernier. Confiée à un cabinet spécialisé, elle serait sur le point de conclure à la faisabilité du projet. « On a globalement trouvé le potentiel suffisant », se réjouit Chantal Renouard, à la chambre d'agriculture de la Vienne. « Une trentaine d'éleveurs de bovins, de chèvres, de volailles et de porcs sont susceptibles d'y adhérer dans un rayon de 10 km autour du site qui sera retenu, entre Loudun et les Trois-Moutiers. »
Pour Center Parcs, le projet a l'avantage d'éliminer les nuisances olfactives liées à l'épandage tout en ayant recours à une énergie « propre » positive en terme d'image. Aux agriculteurs, il offre l'opportunité de se diversifier économiquement sans rien perdre du pouvoir fertilisant du fumier puisque le digestat issu de la méthanisation reste un excellent engrais. Restent quelques problèmes à régler : le coût du transport, l'emplacement de l'usine ou encore la baisse de la consommation d'énergie de Center Parcs l'été qui oblige à trouver d'autres clients potentiels à Loudun. Rapidement. Le parc doit ouvrir dans un peu plus de trois ans.
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  D'autres projets dans la Vienne

  L'étude de faisabilité d'une unité de méthanisation à Loudun a été réalisée sur la base d'un objectif de puissance de 1 mégawatt. C'est le double de la capacité de production de l'usine de Linazé et 1/15e des besoins annuels de Center Parcs. Le président du directoire de Sergies, Emmanuel Julien, précise que d'autres projets sont à l'étude avec Sita dans le Chatelleraudais, avec Séché au Vigeant, avec Energie Verte à Frontenay-sur-Dive, avec la communauté de communes à Lusignan et à Sèvres-Anxaumont. Loudun :une unité de méthanisation en projet
 pour chauffer Center Parcs

(Copie du texte joint à la vidéo de la Nouvelle République du 22 novembre 2011)


Description :

Avec la prochaine installation de Center Parcs aux Trois-Moutiers, la création d'une unité de méthanisation devient économiquement pertinente pour les éleveurs du secteur de Loudun. Une trentaine d'entre eux ont été recensés par la chambre d'agriculture de la Vienne dans un rayon de dix kilomètres. Le fumier et le lisier de leurs animaux pourraient produire du biogaz qui servirait à chauffer les cottages du futur parc de vacances.


Vidéo ajoutée le : 22-11-2011 21:05:29
Catégories : Actualité Vienne
Mots-clés : center parcs vienne loudun méthanisation

Langue : Français
Lieu de tournage : n/a


Adresse de la vidéo : http://videos.lanouvellerepublique.fr/video/iLyROoaf2RdZ.html